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AIKIDO PAYS BASQUE Mouguerre 64

Haitz Ondoan Ryu dojo d'aikido à Mouguerre près de Bayonne, Anglet, Biarritz au Pays Basque (64)

Mot-clé - tamura sensei

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Les derniers disciplines d'O Sensei

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  • Seiichi SUGANO, 8ème dan (17/12/1939 Otaru, Japon - 29/08/2010 New York, USA)
  • Kanshu SUNADOMARI, 9ème dan (1923 Kagoshima, Japon - 13/11/2010)
  • Nobuyoshi TAMURA, 8ème dan (2/03/1933 Osaka, Japon - 9/07/2010 France)
  • Masamichi NORO, (21/01/1935 Aomori, Japon - 15/03/2013 Paris, France)
  • Hirokazu KOBAYASHI, 8ème dan (14/02/1929 Japon - 28/08/1998 Japon)
  • Kazuo CHIBA, 8ème dan (5/02/1940 Tokyo, Japon - 5/06/2015 San Diego, USA)
  • Mitsunari KANAI, 8ème dan (1939 Manchourie  - 28/03/2004 Canada)
  • Hiroshi TADA, 9ème dan (13/12-1929 Tokyo, Japon)
  • Shigenobu OKUMURA, 9ème dan (1922 Otaru, Japon - 20/08/2008)
  • Kisaburo Osawa, 9th dan (1910 Saitama, Japon - 26/05/1991)
  • Kisshomaru UESHIBA, 2ème Doshu (27/06/1921 Ayabe, Japon - 4/01/1999 Tokyo, Japon)
  • Koichi Tohei 10ème dan (1920 Shitaya, Japon - 19/05/2011 Tokyo, Japon)
  • Sadateru ARIKAWA, 9eme dan (20/01/1930 Tokyo, Japon - 11/10/2003 Japon)

Évidemment ils ne sont pas tous représentés, comme Morihiro SAITO.

Tamura sensei, le sens des saisies

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Hommage à Tamura Nobuyoshi Shihan

Voici le numéro spécial Seseragi septembre 2010 qui rend hommage à Tamura Nobuyoshi Shihan.

Le sens de Musubi

L’Aïki c’est musubi.

Ca a aussi le sens de naissance, création. Il y a beaucoup de sens cachés et on ne peut réduire ce mot à un seul concept. C’est aussi le musu que l’on retrouve dans takemusu. C’est parce qu’il y a une union que quelque chose apparaît. C’est parce que l’homme et la femme s’unissent que l’enfant naît, que quelque chose de nouveau est créé. Si l’on se considère différent, unique, étranger, rien ne peut naître. C’est aussi cela qu’Osenseï voulait enseigner.
Il disait : « Ame no ukihashi ni tatete », se tenir sur le pont flottant du paradis. A l’époque on se demandait ce qu’il voulait dire. (rires) Aujourd’hui je comprends mieux ce qu’il voulait dire. Il y a un pont entre le ciel et la terre que l’on traverse et où nous devenons le lien.

Le Budo est une voie de purification. C’est le misogi haraï. Ce n’est pas une voie de destruction de l’adversaire. C’est une voie qui est au-delà de la victoire et la défaite. C’est ce qu’il essayait de nous transmettre ainsi que l’idée de musubi.
La mère qui protège son enfant est la véritable signification de bu et a le même sens que le de Aïkido. C’est le contraire absolu de la recherche de la destruction de l’autre. Evidemment pour nous c’était incompréhensible. C’est encore une fois l’assemblée d’enfants de maternelle qui ne peut saisir le discours d’universitaires. (rires)

On parle de l’école Mutekatsu de l’ancien temps que pratiquaient les grands experts qui permettait de vaincre les mains vides. Avec les autres uchi-deshis nous nous disions toujours que pour se battre muteki, sans armes, il fallait un niveau extraordinaire.
Pour Osensei muteki signifie qu’on n’a pas d’armes et qu’on est tous semblables. La même expression revêt en fait une signification totalement différente. Sans armes et dans un esprit de fraternité le combat n’apparaît pas et il n’y a ni vainqueur ni vaincu.
Nous recevions un enseignement extraordinaire mais étions aveugles. Et nous avons fait supporter le poids de notre ignorance à nos élèves ! (rires)

Interview de Tamura Sensei par Tsubaki Journal

Le concept Shu Ha Ri

Il s’applique à toutes les techniques traditionnelles, que ce soit dans le Chado, la voie du thé, du Kado, l’arrangement floral, etc... Toutes ces voies s’étudient ainsi et passent par ces étapes.

Shu est l’étape où l’on suit scrupuleusement l’enseignement de son maître jusqu’à arriver à reproduire exactement les techniques.

Une fois arrivé à ce niveau on essaye de voir ce que tel ou tel changement implique. On sort du moule pour continuer son étude. C’est Ha.

Finalement on dépasse les contradictions et la technique devient sienne. C’est Ri.

Mais aujourd’hui les gens veulent commencer par Ri ! (rires) Ils n’arrivent pas à faire comme l’enseignant alors ils cherchent un autre chemin. Ils ne peuvent pas faire une chose alors ils en font une autre. Dans ce cas là mieux vaut faire autre chose dès le départ. Et si je corrige les gens me disent qu’ils ne peuvent pas le faire, que c’est impossible. Mais il est inutile de faire une chose que l’on peut réaliser facilement. L’étude consiste à essayer de faire quelque chose que l’on ne peut pas ! Il n’y a pas de raccourci.

Interview de Tamura Sensei par Tsubaki Journal

Les notions de Kotaï, Jutaï, Ryutaï, Kitaï

Selon les termes de Tamura Sensei lors d'un interview par Tsubaki Journal

Il y a des étapes comme cela. Mais il ne faut pas se tromper sur la signification de ces termes. Les mots français sont précis mais aussi limitatifs.

Kotaï se traduit par travail solide mais il est généralement interprété par travail dur. C’est totalement incorrect. Dans ce travail solide la pratique doit être souple.

De même que jutaï qui se traduit généralement par travail souple ne doit pas être synonyme de complaisance.

Ce sont des étapes que l’on peut comparer à la calligraphie où l’on apprend d’abord une forme très précise qui est la base avant de passer à un travail plus fluide et épuré. C’est aussi comme le corps. Au centre se trouvent les os. Puis vient la chair. Mais l’un ne fonctionne pas sans l’autre.

Les bases fondamentales doivent donc toujours être présentes même dans le travail en jutaï tandis que la souplesse doit être présente dès le début du travail en kotaï.

Vient ensuite le travail en ryutaï et enfin celui du kitaï où l’on guide le partenaire dès que naît son intention.

Interview de Tamura Sensei par Tsubaki Journal

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